Les gaz à effet de serre naturellement présents dans l’atmosphère, comme la vapeur d’eau, y retiennent une partie de l’énergie solaire et permettent ainsi de maintenir une température moyenne de
Mais le développement des activités humaines (combustion d’énergies fossiles, déforestation, rejet de gaz fluorés…) entraîne des émissions croissantes de gaz à effet de serre responsables de l’augmentation de la température moyenne de la planète. Celle-ci a augmenté de 0,6°C au cours du 20ème siècle et celle de la France de près de 1°C !
L’augmentation de la température moyenne sur Terre pourrait s’établir entre 1,1°C à 6.4 °C d’ici 2100 ! Le Sud-Ouest de la France est, selon les modèles qui permettent ces prévisions, l’une des régions d’Europe où le réchauffement climatique sera le plus important.
Le réchauffement climatique devrait être accompagné par une modification des régimes de précipitation, qui pourrait se traduire localement par une diminution des précipitations, en particulier au printemps. Une accélération de la hausse du niveau des océans, qui s’est établie à 18 cm au 20ème siècle, est aussi probable. Cette élévation pourrait atteindre un demi-mètre pour le siècle à venir, voire plus d’un mètre en cas de fonte des glaces continentales. Les zones littorales de faible altitude comme les deltas et les lagunes sont particulièrement exposées. Le Bassin d’Arcachon est donc directement concerné !
Mais au-delà de ces variations progressives de conditions climatiques au cours du siècle, le changement climatique se fait d’ores et déjà et devrait de plus en plus se faire ressentir à travers une plus grande variabilité climatique. Il en résulte l’intensification et la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes comme les canicules et les inondations (le lien avec les tempêtes n’est pas scientifiquement établi à ce jour).
En plus des impacts déjà observés, ces bouleversements climatiques auront probablement des conséquences significatives sur les ressources en eau (diminution de la quantité et de la qualité de l’eau douce…), les écosystèmes (baisse de la biodiversité…), les activités agricoles et sylvicoles (rendements potentiellement en hausse mais risques de destruction accrus…), la santé (accroissements de la mortalité et de la morbidité à cause des pics de chaleur, des pics d’ozone…), le tourisme (allongement de la saison touristique, évitement des fortes chaleurs estivales…)…