Parc naturel régional des Landes de Gascogne
 
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Lo gascon, lenga deu país

Lo gascon, qu'es aquo ? Qu'est-ce que le gascon ?

Le gascon, patrimoine linguistique du Parc / Lo gascon, patrimòni linguistic deu Parc

            Hérité du latin Vasco / Vasconem reprenant une appellation indigène qui a donné par ailleurs basque, ce terme désigne l’habitant de la Gascogne, vaste triangle délimité, grosso modo, au sud par les Pyrénées, au nord et à l’est par le cours de la Garonne et à l’ouest par l’Océan Atlantique.

            Sur le plan linguistique, le gascon représente, avec le languedocien, le provençal et le nord-occitan (limousin et auvergnat), l’un des quatre grands dialectes occitans.

            Un substrat original dit « aquitanique » explique les traits phonétiques qui le caractérisent :

1) la métathèse du r (pauperem > praube, « pauvre ») ;

2) f > h (filius > hilh, « fils ») ;

3) mb > m (camba > cama, « jambe ») ;

4) ll > th (castellum > castèth, « château ») ;

5) -ll- > r (cellarium > cerèr, « cellier ») ;

6) en début de mot r > arr- (rivus > arriu, « ruisseau ») ;

7) nd > n (landa > lana, « lande ») ;

8) -n- disparaît entre deux voyelles (luna > lua, « lune »).

            À ces caractéristiques s’ajoute l’utilisation presque systématique d’un que énonciatif devant un verbe (que vau, « je vais »).                                                                       

 Le gascon maritime ou parler « noir »

            Les ouvrages linguistiques ou dictionnaires gascons appellent « gascon maritime » les parlers de la partie occidentale de l’espace occitan gascon, en gros du Pays de Buch à Anglet. La Grande Lande, le Marensin, le Maremne et le Seignanx ainsi que quelques zones limitrophes peuvent y être inclus.

            Plus que le lexique, la syntaxe ou la morphologie verbale, c’est surtout la phonétique qui caractérise ces parlers du littoral au sens large. Entre autres traits, on peut observer une fermeture de e > i (exemple : deishar > dishar, « laisser ») ou le passage de e ouvert ou é en « eu » (exemples : peish, « poisson », ou negre > néguer, « noir »).

            D’où la désignation plaisante de  parlar néguer servant parfois à désigner ce gascon maritime symbolisé par les phrases Lo Landés que nada com un peish e que’s nega hens la Mar, « Le Landais nage comme un poisson et se noie dans l’Océan » ou La pelha de la hemna qu’es negra, « Le vêtement de la femme est noir » prononcées « avec des [eu] partout »…. 

            Vers Bayonne, le parler s’assombrit encore et le son [u] étymologique passe même à [i] : lagúa, « lagune », y est prononcé [laguibe].

            Les Landais Félix Arnaudin, Bernard Manciet et Julien Lesbats ou le Bayonnais Justin Larrebat ont écrit dans ce parler gascon. Le chanoine Césaire Daugé, né et mort à Aire-sur-Adour, 1858-1945)  est également un des grands écrivains gascons des Landes ; il fut Majoral du Félibrige.
 
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