Heureusement pour nous, un futur avec des changements climatiques aux conséquences dramatiques n'est pas encore écrit.
D'abord, la climatologie est une science jeune et la Terre une machine thermique d'une grande complexité. Une importante incertitude subsiste dans les évolutions du climat, en particulier à l'échelle locale. Il est dès lors d'autant plus important de suivre au mieux les évolutions du climat et ses conséquences à l'échelle du territoire pour mieux anticiper les changements.
Surtout la principale inconnue du climat de demain, c'est le comportement de l'humanité.
La majorité des études analysées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), aréopage de scientifiques faisant autorité sur le domaine, permettent de conclure à la responsabilité « très vraisemblable » de l’Homme dans les changements actuels.
Les activités humaines, en particulier par la consommation des énergies fossiles comme le pétrole et par la déforestation, ont en effet considérablement contribué à augmenter la concentration des gaz à effets de serre (GES) dans l’atmosphère.
Or l’effet de serre est un des mécanismes fondamentaux du climat. Sans l’effet de serre naturel, la température du globe ne serait pas de + 15°C comme aujourd’hui mais de – 18°C ! Mais l’effet de serre additionnel provoqué par nos émissions de GES pourrait lui provoquer l’emballement de la machine climatique. De nos choix de développement socio-économique résultera donc en grande partie l’évolution de notre climat.
Ce sont ces éléments qui sont généralement au cœur du débat médiatique entre « Pro Climat » et « Climato-Sceptique ». Des éclaircissements ici.
Un certain nombre de pays industrialisés dont la France
se sont engagés dans une politique dite d’atténuation en poursuivant l’objectif du « Facteur 4 » : réduire par 4 les émissions de GES en 2050 par rapport aux émissions de 1990, dont au minimum 20% de diminution (et si possible 30%) dès 2020. L’enjeu que sous-tend cet objectif est de limiter à 2°C le réchauffement planétaire mondial en 2100 par rapport à 1850.
Pourquoi un tel seuil ? Parce qu’au-delà, sont redoutées des réactions en chaîne incontrôlables aux conséquences desquelles l’Homme ne serait plus en mesure de faire face. En savoir plus pour agir...
Cette capacité à répondre aux changements climatiques soulève le deuxième enjeu (avec l’atténuation) de la lutte contre le changement climatique, l’adaptation. Rigoureusement, elle se définit comme l’«ajustement des systèmes naturels ou humains en réponse à des stimuli climatiques ou à leurs effets, afin d’atténuer les effets néfastes ou d’exploiter des opportunités bénéfiques » (GIEC).
Elle permet d’assurer la protection des biens et des personnes en agissant pour la sécurité et la santé publique, d’éviter les inégalités sociales face aux risques, de préserver le patrimoine naturel et les services qu’il rend au quotidien, et de limiter le coût des impacts du changement climatique. L’adaptation renvoie à la notion de vulnérabilité.
Cette dernière s’entend comme le « degré par lequel un système risque de subir ou d’être affecté négativement par les effets néfastes du changement climatique, qu’il s’agisse de la variabilité climatique ou des phénomènes extrêmes » (GIEC).
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