L'Armagnac

Des paysages diversifiés

Découvrez des ambiances changeantes au croisement de la forêt landaise traditionnelle de pins et des coteaux de l’Armagnac, plus vallonnés, rythmés par les vignes et les chênaies originelles. Le massif forestier s’ouvre sur des lagunes : petits plans d’eau, vestiges de lentilles glaciaires, qui abritent une faune et une flore remarquable.

Les nombreuses rivières prennent des allures de forêt-galerie, véritable couloir végétal à apprécier en canoë, ou deviennent plus encaissée dans les « gorges calcaires » de Roquefort.

Ces différents milieux sont les derniers refuges du vison Europe et voient la halte migratoire de nombreuses grues cendrées.  


Le patrimoine, reflet d’une identité marquée

Ici les maisons landaise à colombage sur leur airial côtoient maisons de maître et fermes armagnacaises qui bordent le vignoble. Certaines propriétés offrent une architecture de châteaux et attestent de l’art des jardins (Fondat, Ravignan, Escalans, …).

Ne manquez pas la visite guidée ou libre des principales bastides du département, au cœur de villages médiévaux et dont la place des Vosges à Paris s’inspire. Elles offrent un cadre exceptionnel aux nombreux évènements festifs et artistiques tels que « l’Armagnac en Fête », rendez-vous populaire qui célèbre la fin des vendanges et le lancement de la distillation.

Le petit patrimoine (églises, lavoirs, fontaines, sources, villages pittoresques…), souvent restauré est à découvrir au détour des nombreux sentiers de randonnées balisés ou le long de la voie verte à parcourir à pied, à vélo ou à cheval.

A la rencontre d’un produit d’exception

Selon la légende : « Lorsque Dieu créa le monde, il s’aperçut qu’il avait oublié un petit coin de cette Gascogne et cela le rendit triste. Une larme coula sur sa joue et en tombant elle forma la région Armagnac, ce qui fera dire que ce fut la première goutte de liqueur ».

L’Armagnac est désormais membre de la prestigieuse famille des Sites Remarquables Du Goût www.sitesremarquablesdugout.com qui distingue le couple terroir –produit. Des producteurs prennent plaisir à vous accueillir et vous faire découvrir leur savoir-faire tout au long de l’année (vendange, distillation, dégustation).

Si son eau-de-vie est connue dans plus de 100 pays, la gastronomie locale est également renommée. Tourtières, les chocolats millésimés, mets flambés à l’Armagnac (gambas, foies gras…) et autres sauces sont à découvrir dans la cuisine populaire et chez nos chefs locaux.

Les bons plans

Visites de chais chez les producteurs d’Armagnac, visites à la ferme (canards, foies-gras, fromage de chèvre…), visite commentée des bastides, descentes en canoë, découverte de la ganaderia de Buros, « écomusée » vivant de la course landaise avec approche de l’animal dans son milieu naturel, participation aux festivités locales (Armagnac en Fête, fête de la transhumance…).


Un peu d’histoire

Les premiers comtes d’Armagnac apparaissent vers le Xème siècle avec la création du Comté d’Armagnac. C’est vers la fin du XIVème siècle que le nom « d’Aygue Ardente » ou eau de feu a fait son apparition. Très vite on lui attribue des vertus médicinales incontestables. Et c’est au XVème siècle que les alambics vont se multiplier.

Vers le début du XVIIIème siècle, l’Armagnac prend toute son expansion et avec elle naît un nouveau métier : bouilleur de cru.

A la fin du XIXème siècle le vignoble compte plus de 100 000 ha. Mais des catastrophes naturelles (oïdium, phylloxéra) ont eu des conséquences désastreuses. Les sols du Bas-Armagnac ont mieux résisté qu’ailleurs mais le vignoble s’est considérablement réduit.

A la découverte du produit

L’Armagnac landais donne un produit fruité délicat et une finesse particulière liée au couple « terroir-climat ».Les « Sables Fauves » ont une typicité particulière qui les différencie des sables de la forêt des Landes et des sols plus argileux du Gers.

Dès sa distillation, l’armagnac est mis en vieillissement dans les fûts de chênes où il va se transformer et se façonner. Ces pièces de 400 L sont  entreposées dans des chais appropriés où la température et le taux d’hygrométrie sont constamment contrôlés. Les fûts façonnés par le tonnelier à partir des chênes du terroir transmettront leur âme dans l’alcool durant le vieillissement surveillé par le maître de chais.

Au départ, l’extraction des tannins se fait rapidement. Les eaux-de-vie restent en pièces neuves jusqu’au moment où le taux de dissolution des substances du bois est optimal. Elles sont ensuite transférées dans des fûts plus âgés et continuent leur lente évolution afin d’obtenir un équilibre parfait entre les arômes, les tanins et l’alcool.

Au cours du vieillissement qui peut durer jusqu’à 40 ou 50 ans, les substances boisées s’affinent, des arômes vanille et pruneau se développent, le caractère « rancio » apparaît et le degré d’alcool diminue progressivement L’eau-de-vie prend une belle couleur ambrée puis acajou. La dégustation se fait en trois temps : 

 - La vue : vision d’une eau de vie très claire et brillante. En la faisant tourner dans le verre, on doit voir des gouttes de la jambe (glycérol) se former et glisser sur la paroi du verre.

 - L’olfaction : il ne faut pas approcher le verre trop près du nez du verre, le temps que les ester se libèrent. L’eau de vie s’aère libérant les parfums typiques du cépage.

- La mise en bouche : le produit doit confirmer les sensations olfactives. S’il est très aromatique (folle blanche), on a un goût et un parfum floral. Selon les cépages, il faudra le laisser vieillir plus longtemps. La persistance sera plus longue, la bouche plus « pleine ».

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