Communes de Captieux, Lucmau, Cazalis, Bourideys, Callen
Cartes IGN au 1/25 000e n° 1539 ET et 1639 OT.
Balade dans l’intimité de la Haute Lande, un pays où il semble parfois que toute la vie se passe dans l’attente des palombes et de leur doux roucoulement, mais qui depuis quelques temps, voit son atmosphère s’enrichir des clameurs de la grue cendrée.
> 46 Km - 4h. Itinéraire forestier facile à effectuer en famille, sur les longues lignes droites de l’un des secteurs les moins peuplés du Parc naturel. Merveilleuse balade pour un matin d’été, mais l’hiver est à privilégier pour ses vols de palombes oubliés par la migration, et ceux beaucoup plus spectaculaires, des grues cendrées qui se jouent des frimas en ces terres élevées.
Départ
Place de l’église de Captieux. Accès en voiture depuis Bordeaux et Pau par la D. 932.
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Quitter la place de l’église en traversant la D. 932 avec beaucoup de prudence. Prendre en face la D.114 vers Lucmau. Au croisement suivant, poursuivre dans cette direction sur cette longue ligne droite au milieu des pins. On ne croise là aucune âme qui vive, et la merveilleuse monotonie des lieux fait prendre à la pensée d’étranges détours, mais ramène immanquablement à François Mauriac, le voisin de Saint-Symphorien : « La lande ne nous détourne pas de nous-mêmes. Durant des heures de marche, dans ce paysage immuable, aucune couleur insolite, aucune étrange note, ne rompt la suite des pensées. Le monde extérieur ici se réduit le plus possible, il s’efface et s’anéantit devant le monde intérieur. La lande est la servante de l’âme ».
A Lucmau, voir l’église et son
clocher à pignon, dont les éléments les plus anciens datent du XII
ème siècle. Descendre à droite vers Beaulac pour jeter un œil depuis la route sur
le moulin du Moyen Age qui enjambe le ruisseau de Lucmau. Revenir sur ses pas, passer devant le
cercle de la Concorde, et prendre à droite la D.115 vers Cazalis. Filer jusqu’à ce village à travers bois. L’
église de Cazalis est récente (1869), tout comme la commune qui n’a été créée que quelques années auparavant. Dans le village, tourner à gauche vers Bourideys.
Juste après le croisement, dans une maison à droite, on remarque une
vieille volière en bois. Ce mobilier sert ici à conserver les appelants de palombes, qui sont utilisés à l’automne pour attirer leurs consoeurs sauvages au plus près des
palombières. Dans cette région, comme dans la plus grande partie du
Parc naturel régional, cette chasse fait l’objet d’un véritable culte passionnel. Pour mesurer l’intensité du phénomène, il suffit d’observer dans les jardins, ou sous les appentis des maisons, le nombre de volières abritant ces oiseaux captifs. Toute maison qui se respecte semble en être pourvue !
Poursuivre la D.115 jusqu’à Bourideys et s’arrêter dans le village. Les quelques bâtiments répartis autour du croisement des routes doivent leur origine au
déplacement du vieux bourg. Comme à Mano et à Callen, toute la vie civile et religieuse a été réinstallée ici à la fin des années1850. La vente des landes communales, engendrée par la
loi de 1857, a ainsi permis la construction de l’église, de la cure, de la mairie et de quelques maisons. La pierre de ces bâtiments est pour partie issue des carrières de Lucmau. Seule
L’auberge de la Haute Lande, sise au cœur du village, témoigne encore d’un type d’
habitat plus traditionnel. Sa construction à colombages comblé au
torchis, son auvent (ou
estantade ) ouvert sur le levant et son toit tournant le dos à la pluie sont les signes caractéristiques des habitations de la Lande. Un autre signe caractéristique de l’habitat de la lande est le
puits à balancier qui témoigne de la faible profondeur de la nappe phréatique sur l’ensemble de la région.
Au croisement, prendre la D.8 vers Callen, celle-ci se transforme en D.4 à son passage dans le
département des Landes. Au carrefour de la D.104, prendre à gauche, filer sur 3 Km, et dans le virage, prendre à droite une petite route goudronnée qui traverse les
champs de maïs du domaine
de
Gouil du Can. Cet endroit est très favorable pour l’observation des
grues cendrées en hiver.
Au bout de la route, tourner à gauche sur la D.114 E, passer sous la ligne électrique équipée de
tortillons en plastique pour éviter que les grues ne percutent les fils. Au passage du pont du ruisseau de Naou, observer les eaux qui s’écoulent vers le
bassin d’Arcachon. Quelques kilomètres plus loin, sur cette même route, le ruisseau traversé sera celui de Lartigaut, qui lui s’écoule vers la
Garonne. Plus au sud, les ruisseaux prennent la direction de l’
Adour. Nous sommes bien ici dans la
Haute Lande, le plateau sommital qui sert de « château d’eau » à toute la région, et qui culmine à quelques 130 mètres d’altitude. Au carrefour de Captieux, prendre à droite vers le centre, et retrouver l’église, point de départ de la balade.
A ne pas manquer
Le défilé des bœufs gras de Bazas, deux dimanches avant mardi gras, qui inaugure les manifestations identiques dans toute la région ; 05 56 65 60 31(mairie). La pâtisserie Seguin et ses fameux « puits d’amour » ; 05 56 65 60 40. Les sorties découvertes autour de la grue cendrée en hiver ; 05 57 71 99 99.
Ressources locales
Tous commerces à Captieux. Pour se loger : Gîtes nature de Maharans, Mairie de Captieux : 05 56 65 60 31. Chambre d’hôte et gîte, Domaine de Londeix à Captieux : 05 56 65 68 83.
Itinéraire de liaison
Pour rejoindre Luxey (24 Km), prendre la D.114 E vers Callen, puis la D.4 jusqu’à Luxey.
Textes rédigés par Frédéric Gilbert et Claude Feigné
Issus du Livre "Le Parc naturel des Landes de Gascogne à Vélo" C. Feigné, F.Gilbert, 54 pages, Editions Sud-Ouest |